Les canaris casqués en vacances

Ah, les vacances! Pédaler le coeur léger sur les chemins qui sentent bon le thym et la lavande, se prendre pour un coureur cycliste et se mettre en danseuse pour finir cette ascension, hors d’haleine mais heureux; flâner la marguerite aux lèvres le long d’un canal qui s’étire paresseusement sous un soleil de plomb; descendre en trombe cette petite route en lacets fort sympathique sous les applaudissements des grillons… OK, mais pas sans mon casque!

Eh oui! Ce n’est pas parce que vous baguenaudez en frétillant du guidon que vous êtes pour autant en sécurité! Automobilistes, motards, chauffeurs de poids lourds et autres conducteurs d’autobus sont aussi sur les routes de vos vacances. Sans compter les autres cyclistes, eux aussi tout heureux de profiter du soleil et de la vie en plein air!

Mais bon, nous n’allons pas parler sécurité, aujourd’hui, ou plutôt si: nous allons évoquer les règles en vigueur chez nos voisins, histoire de vous permettre de passer des vacances sans amendes (et naturellement en toute sécurité 🙂 )

France: casque obligatoire pour les moins de 12 ans

Nos voisin d’Outre-Quiévrain se montrent bien plus tâtillons sur la sécurité de nos têtes blondes. Ainsi, le casque de sécurité – homologué, bien sûr! – est obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient conducteurs ou passagers. La législation précise même qu’il doit être attaché: une précaution bien utile à rappeler, car un casque non attaché, c’est la même chose que pas de casque du tout! Ah, oui, avant d’oublier: si vous pensez vous passer de cette précaution, sachez que vous pouvez encourir une amende forfaitaire de 135 euros, mais que la facture peut grimper jusqu’à 750 euros!

Le gilet de sécurité fluo est lui aussi obligatoire dès que la luminosité baisse, qu’il fasse jour ou nuit. Et là aussi, les amendes sont au rendez-vous!

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site du gouvernement français.

Pays-Bas et Luxembourg: comme chez nous

Pas d’obligation de casque ou de gilet, ni chez nos voisins du Nord, ni à l’ombre des vallées de la Moselle, mais ce n’est pas pour autant une raison pour vous laisser aller! N’oubliez pas qu’un casque léger vous protègera en cas de chute.

Vous voulez en savoir plus sur les règles circulation à vélo aux Pays-Bas? Découvrez le site Holland Cycling!

Et si vous vous inquiétez de la situation au Luxembourg, voici les informations reprises sur le site de la police luxembourgeoise!

Bonne route, et n’oubliez pas les dix piaillements du canari casqué !

Vélo: choisir le bon casque

Dans la panoplie du canari casqué, vous trouverez, forcément… un casque! En effet, si le casque de vélo n’est pas obligatoire dans notre pays, il représente un plus indéniable pour votre sécurité. Voici quelques conseils pour bien choisir votre futur accessoire.

1°) Qu’importe la forme, pourvu qu’il vous protège

L’esthétique est avant tout une question personnelle. Que vous preniez un casque « classique », un casque « City », un casque « BMX » ou même que vous optiez pour l’intégral (si ça, ça existe pour les vélos), l’important est de vous protéger! Les casques actuels offrent un niveau de protection identique, même si le casque BMX (appelé aussi casque « bol ») protège un peu mieux l’arrière de la tête. Qui, vous en conviendrez, n’est généralement pas la partie la plus exposée en cas d’accident.

Notez qu’il existe aussi certains modèles conçus spécialement pour les conducteurs de Speed Pedelec, pour lesquels le port du casque est d’ailleurs obligatoire. En effet, ces vélos électriques rapides peuvent atteindre une vitesse maximale de 45 km/h d’après le Code de la Route. Or, les casques cyclistes traditionnels protègent beaucoup moins bien au-delà de 30 km/h. Rien ne vous oblige, en théorie, à acquérir un modèle spécialement adapté aux Speed Pedelec, mais autant le savoir!

2°) Verifiez l’âge et le respect de la norme européenne

Votre casque doit en principe respecter la norme européenne EN-1078 (ou 1080 pour les enfants). Cette norme garantit le respect de standards de fabrication et, plus importants, la réussite d’une série de tests de sécurité: résistance aux impacts, système de rétention, capacité d’absorption… La norme figure en principe sur une étiquette que vous trouverez dans la doublure du casque ou attaché à la sangle.

Regardez aussi la date de production: un casque de plus de 5 ans perd ses qualités de protection. Evitez donc aussi de reprendre votre vieux casque ui prenait la poussière dans un coin du garage, ou le « tiens, voilà mon vieux casque » généreux d’un proche bien intentionné.

Enfin, n’oubliez pas un principe capital: un casque qui a déjà amorti un choc ne vous protègera plus! Remplacez donc votre fidèle compagnon si jamais il

3°) Choisissez un casque à votre taille

Ce conseil peut sembler superflu, mais on n’est jamais trop prudent 🙂
Assurez-vous que le casque épouse bien la forme de votre crâne. Certains modèles sont équipés d’une molette de réglage qui permet de l’ajuster plus précisément. Vérifiez aussi que le système de sangle vous convient et ne constitue pas une gêne excessive.

Et à propos de sangle: n’oubliez pas de l’attacher au moment de prendre la route. Si votre casque n’est pas solidement fixé à votre tête, il s’envolera au moindre choc et ne vous protégera donc plus au moment où votre tête entrera en contact avec un obstacle.

4°) Privilégiez le confort, la facilité et l’esthétique

Si vous achetez un casque laid, inconfortable et difficile à attacher, il y a peu de chances que vous le mettiez à chaque fois que vous prendrez la route! Et c’est encore plus vrai pour les enfants et les adolescents, pour qui l’apparence – et l’aspect pratique – comptent énormément!

Prenez donc le temps de choisir un modèle qui vous plaît vraiment.

5°) Choisissez une couleur « flash »

Protéger votre tête, c’est bien. En profiter pour vous rendre plus visible sur la route, c’est encore mieux. Privilégiez les couleurs vives ou, mieux encore, les couleurs fluorescentes et les bandes réfléchissantes. Certains modèles incluent même de petits leds rouges à l’arrière, voire une deuxième série de leds blancs à l’avant. Vivent les canaris, surtout s’ils sont lumineux!

Envie d’en savoir plus? L’ASBL Pro-Vélo a publié un guide d’achat du casque de vélo très complet et très pédagogique.

5 pièges de la route à éviter à vélo, en trottinette ou en monoroue

Ah, la jungle urbaine et ses dangers méconnus! Que vous soyez un vieux briscard de la mobilité douce ou un récent converti, voici les pièges les plus communs qui se présenteront sur votre trajet.

1°) Les bordures des trottoirs

Si vous êtes à vélo, vous y laisserez peut-être la jante. Si vous êtes en trottinette ou en monoroue, vous risquez la chute. Les bordures des trottoirs sont un de ces pièges dont on ne se méfie pas assez. Même lorsqu’elles sont rabaissées à hauteur d’un passage pour cyclistes, les bordures sont un redoutable obstacle pour les trottinettes, et parfois aussi les monoroues. Ralentissez à leur approche, vous éviterez ainsi la chute.

2°) Les portières des voitures en stationnement

Ce grand classique des dangers de la circulation reste toujours d’actualité. Un automobiliste distrait – ou qui vous avait dans son angle mort – peut l’ouvrir au moment où vous passez à sa hauteur, et bardaf: c’est l’embardée! Lorsque vous longez une file de voitures en stationnement, faites-le avec une prudence de Sioux!

Automobilistes qui nous lisez, vous pouvez aussi aider les canaris casqués. Pour cela, il vous suffit de pratiquer…. LE « DUTCH REACH ». Inventée par nos voisins néerlandais, cette technique consiste à ouvrir la portière de votre voiture avec la main droite (au lieu de la gauche). Ce geste vous oblige e, effet à placer le haut du corps presque parallèlement à la portière: vous avez ainsi une meilleure vue sur votre angle mort, et le cycliste, trottinettiste ou monorouiste(?) qui pourrait s’y trouver. Pratique et presque sans effort!

3°) Les voies de tram surélevées

Eh oui, l’histoire des roules de vélo coincées dans un rail de tram n’est pas qu’une légende. Un de mes amis en a été victime l’an dernier: sa chute s’est terminée tête la première dans la portière d’une camionnette à l’arrêt! Les canaris casqués n’existaient pas encore, et il ne portait donc pas de casque. Il en a été quitte pour une grosse commotion cérébrale et 17 points de suture sur le crâne. Autant vous dire qu’il se méfie aujourd’hui comme la peste des rails de tram et qu’il attache son casque dès qu’il enfourche son vélo!

4°) Les plaques d’égouts et les passages pour piéton

Pas de problème en plein soleil, mais sous la pluie, c’est une autre histoire: au moindre coup de frein ou changement de direction ou d’équilibre, vos roues risquent de perdre toute adhérence! Les motards – dont je fais partie quand je ne suis pas à vélo ou en trottinette – les évitent comme la peste depuis des temps immémoriaux. Suivez leurs traces et ne prenez pas de risque inutile!

5°) Les travaux

Ces incontournables du paysage urbain (hélas!) sont de redoutables pièges pour le canari en goguette: en vous forçant à quitter la piste cyclable, en resserrant la circulation, en créant des déviations inattendues, en ouvrant des trous et des nids-de-poules (temporaires, on l’espère!), les travaux sur la voirie vous compliquent la mobilité et la sécurité. Encore une bonne raison de faire attention.

Il y aurait encore bien d’autres pièges à mentionner. Nous ne manquerons pas d’y revenir dans de prochains articles!