Ah, la jungle urbaine et ses dangers méconnus! Que vous soyez un vieux briscard de la mobilité douce ou un récent converti, voici les pièges les plus communs qui se présenteront sur votre trajet.

1°) Les bordures des trottoirs

Si vous êtes à vélo, vous y laisserez peut-être la jante. Si vous êtes en trottinette ou en monoroue, vous risquez la chute. Les bordures des trottoirs sont un de ces pièges dont on ne se méfie pas assez. Même lorsqu’elles sont rabaissées à hauteur d’un passage pour cyclistes, les bordures sont un redoutable obstacle pour les trottinettes, et parfois aussi les monoroues. Ralentissez à leur approche, vous éviterez ainsi la chute.

2°) Les portières des voitures en stationnement

Ce grand classique des dangers de la circulation reste toujours d’actualité. Un automobiliste distrait – ou qui vous avait dans son angle mort – peut l’ouvrir au moment où vous passez à sa hauteur, et bardaf: c’est l’embardée! Lorsque vous longez une file de voitures en stationnement, faites-le avec une prudence de Sioux!

Automobilistes qui nous lisez, vous pouvez aussi aider les canaris casqués. Pour cela, il vous suffit de pratiquer…. LE « DUTCH REACH ». Inventée par nos voisins néerlandais, cette technique consiste à ouvrir la portière de votre voiture avec la main droite (au lieu de la gauche). Ce geste vous oblige e, effet à placer le haut du corps presque parallèlement à la portière: vous avez ainsi une meilleure vue sur votre angle mort, et le cycliste, trottinettiste ou monorouiste(?) qui pourrait s’y trouver. Pratique et presque sans effort!

3°) Les voies de tram surélevées

Eh oui, l’histoire des roules de vélo coincées dans un rail de tram n’est pas qu’une légende. Un de mes amis en a été victime l’an dernier: sa chute s’est terminée tête la première dans la portière d’une camionnette à l’arrêt! Les canaris casqués n’existaient pas encore, et il ne portait donc pas de casque. Il en a été quitte pour une grosse commotion cérébrale et 17 points de suture sur le crâne. Autant vous dire qu’il se méfie aujourd’hui comme la peste des rails de tram et qu’il attache son casque dès qu’il enfourche son vélo!

4°) Les plaques d’égouts et les passages pour piéton

Pas de problème en plein soleil, mais sous la pluie, c’est une autre histoire: au moindre coup de frein ou changement de direction ou d’équilibre, vos roues risquent de perdre toute adhérence! Les motards – dont je fais partie quand je ne suis pas à vélo ou en trottinette – les évitent comme la peste depuis des temps immémoriaux. Suivez leurs traces et ne prenez pas de risque inutile!

5°) Les travaux

Ces incontournables du paysage urbain (hélas!) sont de redoutables pièges pour le canari en goguette: en vous forçant à quitter la piste cyclable, en resserrant la circulation, en créant des déviations inattendues, en ouvrant des trous et des nids-de-poules (temporaires, on l’espère!), les travaux sur la voirie vous compliquent la mobilité et la sécurité. Encore une bonne raison de faire attention.

Il y aurait encore bien d’autres pièges à mentionner. Nous ne manquerons pas d’y revenir dans de prochains articles!

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